Le dispositif Scellier se démarque des autres régimes de défiscalisation car il prend la forme d’une réduction d’impôt et non d’une simple diminution du revenu imposable. Les principaux intéressés sont les contribuables français investissant dans des logements neufs destinés à être loués nus pendant 9 ans. Ainsi, tous les contribuables français qui acquièrent, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2012, un logement neuf (ou en l’état futur d’achèvement) peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt de :
- 25 % pour les investissements effectués en 2009 et en 2010 ;
- 20 % pour les investissements effectués en 2011 et en 2012.
Les logements éligibles au dispositif Scellier
Tous les logements neufs, dont les caractéristiques thermiques et les performances énergétiques sont conformes aux normes en vigueur prescrites dans l’article L.111-9 du code de la construction et de l’habitation.
Seuls les logements classés en zone A, B1 et B2 peuvent bénéficier de la réduction d’impôt.
Les immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ne peuvent pas bénéficier de la défiscalisation Scellier.
Les avantages fiscaux de la loi Scellier
La réduction d’impôt est calculée sur le prix de revient du logement, pour un maximum de 300000 €. Le taux de la réduction d’impôt est de 25% pour les investissements effectués en 2009 et en 2010 et 20 % pour les investissements effectués en 2011 et en 2012. Cette réduction d’impôt est répartie sur neuf années de manière linéaire. Elle est accordée au titre de l’année d’achèvement du logement ou de son acquisition.
Lorsque la réduction d’impôt excède l’impôt dû par le contribuable, le solde peut être imputé sur l’impôt sur le revenu des 6 années suivantes.
Les déficits fonciers éventuellement obtenus (déductions des intérêts d’emprunt et des charges locatives) sont imputables sur les revenus imposables dans la limite de 10700€ par an. Le surplus est déductible des seuls revenus fonciers des dix années suivantes.
Si le contribuable respecte les plafonds Borloo (plafonds de loyers et plafonds de ressources ), qu’il continue à louer son logement, à l’issue des 9 ans : il bénéficie de 30% d’abattement sur les loyers perçus, de la réduction d’impôt Scellier et d’un bonus supplémentaire de réduction d’impôt de 2% du prix de revient du logement par an et pendant six ans. C’est le régime Scellier Social qui permet donc une réduction globale de 37% du coût d’investissement du logement. De même, si le contribuable investi en Zone Rurale de Revitalisation (hors zone C), il peut bénéficier d’un abattement de 26% sur les loyers.
Les deux régimes Scellier : le Scellier et le Scellier Social
Dans la Loi Scellier, deux régimes cohabitent et ne bénéficient pas des mêmes avantages fiscaux.
- Le régime Scellier :
- 25 % de réduction d’impôt possible,
- louer le logement pendant 9 ans, sans possibilité de prorogation pour bénéficier des 2% par an de réduction supplémentaire,
- respect uniquement des plafonds de loyers [1] et non de ressources des locataires.
- Le régime Scellier Social :
- 37 % de réduction d’impôt possible,
- louer le logement durant 9 ans, avec possibilité de prolonger de 2 x 3 ans la promesse de location ce qui donne le droit de bénéficier d’un abattement de 30% sur les loyers et de profiter d’une réduction supplémentaire de 2% par an,
- respect des plafonds de loyers et de ressources des locataires (actuellement Borloo).


















